GROSSE DÉPRIME – Selon Santé publique France, près d’un adulte sur six a connu un épisode dépressif en 2024, particulièrement les jeunes, les femmes et les personnes en difficulté sociale
Près d’un adulte sur six a connu un épisode dépressif en 2024, selon Santé publique France (SpF). Une tendance en hausse « amorcée dès 2017 et amplifiée par les effets de la pandémie de Covid-19 », souligne l’agence, après une enquête menée auprès de 80.000 personnes.
Les jeunes adultes, les femmes et les personnes en difficulté sociale apparaissent les plus touchés : 22 % des 18-29 ans, 18 % des femmes contre 13 % des hommes, et 25 % des chômeurs déclarent avoir traversé une période prolongée de tristesse ou de désintérêt. La gravité des épisodes est maximale chez les 40-49 ans.
Aucun suivi thérapeutique
Pourtant, quatre personnes sur dix concernées par un épisode sévère n’ont bénéficié d’aucun suivi thérapeutique. Le médecin généraliste reste le principal recours, surtout chez les femmes. Les écarts régionaux sont faibles, mais l’Ile-de-France affiche le taux le plus bas (14,7 %), contre 18,3 % à La Réunion.
Afin de « libérer la parole et lutter contre la stigmatisation », Santé publique France et le ministère de la Santé ont lancé une campagne nationale visible jusqu’au 10 décembre. En parallèle, alors que la santé mentale est grande cause nationale en 2025, le gouvernement a présenté un plan pour renforcer le repérage et les soins en psychiatrie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, le 3114 reste accessible gratuitement, 24h/24.
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