« Ça fait trois semaines que je suis sobre. J’espère que ça va tenir cette fois. » Il y a dans la voix de Marie, la cinquantaine, une lucidité presque tendre.
Son histoire commence bien avant elle. Avant même qu’elle ne comprenne que l’alcool pouvait devenir un refuge. « Ma mère avait fait une dépression après une grossesse difficile. Elle faisait beaucoup de crises et était souvent hospitalisée au CHS (centre hospitalier spécialisé) de Sarreguemines. Et mon père, il buvait. Pour lui, c’était une bouteille de pastis par jour, se souvient-elle. Il est mort d’une cirrhose. Je crois que j’ai pris trop à cœur…

